En décembre 2011, Passagers des Vents accueillera:

  • Wilfried N’Sondé – chanteur, compositeur et écrivain
  • Pia Petersen –  écrivain
  • Makenzy Orcel – poète et romancier
  • Tamara Suffren– Chanteuse
© Jim Sumkay

En 2007, Wilfried N’Sondé, chanteur et compositeur reconnu de la scène berlinoise, fait une entrée remarquée en littérature avec son premier roman, Le Cœur des enfants léopards, lauréat du Prix des cinq continents de la francophonie et du Prix Senghor de la création littéraire. Dans ce roman, détonnant mélange d’autobiographie et de rêve, Wilfried N’Sondé évoque sa jeunesse en banlieue, en rapportant l’histoire d’un jeune amoureux abandonné par son premier amour connue à l’âge de trois ans, alors qu’il venait d’arriver en France. À travers le portrait de son personnage, l’auteur jette un regard sombre et saisissant sur ces banlieues où vivent les populations les plus pauvres, souvent immigrées, et où le destin des jeunes est souvent voué à l’impasse. Dans son dernier roman paru  en mars 2010 chez Actes Sud, Le silence des esprits, Wilfried N’Sondé prolonge, avec cette même force d’évocation, sa réflexion sur la marginalité, sur les êtres aux prises avec leur passé. Il y raconte l’histoire d’un jeune Africain sans papiers, hanté par son passé d’enfant soldat, qui, à travers la rencontre d’une femme à la mémoire pareillement meurtrie, va faire l’expérience d’un bonheur éphémère. N’Sondé y déploie une écriture vive, rythmée, qui puise toute sa justesse dans sa propre expérience ; l’exil, le déracinement est en effet, un motif récurrent dans la vie de l’auteur : né en 1969 au Congo, il émigre en France à l’âge de cinq ans où il grandit et fait ses études ; puis, après être passé par Londres, Rome, Vienne et Madrid, il s’installe à Berlin où il vit de sa musique et travaille aussi comme éducateur auprès de jeunes en difficultés. Ainsi, celui que Jean-Marie Le Clézio, prix Nobel de littérature, qualifie d’ « étonnant » remarquant sa qualité « d’écrivain en action » (L’Express, 16 octobre 2008), est certainement une des voix les plus puissantes et singulières d’une nouvelle littérature urbaine et francophone. Il est déjà venu en Haïti en 2007 lors de la première édition du festival Étonnants Voyageurs. Cette résidence sera pour lui, une occasion de bourlinguer et d’inviter les autres à bouquiner,  à mettre le nez dans son monde peuplé de mots et de musique.

Bibliographie:

  • Le silence des esprits, Actes Sud, 2010
  • Le coeur des enfants léopards, Actes Sud, 2007, Babel, 2010. Prix des cinq continents de la francophonie 2007 et prix Senghor de la création litteraire.

Pia Petersen n’a pas les yeux de la même couleur, serait-ce une empreinte ou signe annonciateur de son dernier roman peuplé de meurtres ? D’origine danoise, amoureuse des grands voyages, Pia Petersen s’installe à Marseille après avoir obtenu une maîtrise de philosophie à la Sorbonne. Elle y ouvre une librairie renommée, ‘Le Roi Lire‘, qui lui laisse le temps de se dédier à son occupation favorite : l’écriture. Son premier roman, Le Jeu de la facilité, paraît aux éditionsAutres Temps‘ en 2002. Révélateur du style et des partis pris de la romancière, il déroule des phrases sans fards, sans fioritures superflues, et peint la misère humaine sans déviance esthétisante. Abordant régulièrement des questions sociales et le thème de l’exclusion dans des récits comme Parfois il discutait avec Dieu, paru en 2004 ou Passer le pont en 2007. Pia Petersen partage ses préoccupations sur l’art et la société dans son roman Louri, publié en 2009. Dans son dernier roman, Un livre de chair, publié chez Actes Sud en 2010, Pia Petersen continue à explorer les questions fondamentales de notre société. Ce roman est une réflexion sur le changement d’un monde où l’humain n’est plus au centre mais asservit par un système économique qu’il a pourtant créé. Avant même l’inauguration de Passagers des Vents en avril, Pia était déjà partante pour venir en Haïti, avec les idées plein la tête, pour entamer son premier roman sur son Danemark natal.

Bibliographie :

  • Un livre de chair, Actes Sud, 2010
  • Iouri, Actes Sud, 2009
  • Passer le pont, Actes Sud, 2007
  • Une fenêtre au hasard, Actes Sud, 2005 (Babel 2010)
  • Parfois il discutait avec Dieu, Actes Sud, 2004
  • Le jeu de la facilité, Autres Temps (épuisé), 2000

Né en 1983 à Port-au-Prince, Makenzy Orcel est poète et romancier. Il a déjà publié chez Mémoire d’encrier À l’aube des traversées et autres poèmes (poésie, 2010) et Les immortelles (roman, 2010). Il vit à Port-au-Prince. Son dernier roman, Les Latrines, suivant les mots de son éditeur est «Une plongée dans les bas-fonds de Port-au-Prince. Un quartier délabré, des latrines et des voix se répondent en écho. Les radoteurs de la place d’Armes refont le monde. Les confidences. Les misères. Les tracasseries. Les amours. Les folies. Les exils. Les voix s’entrecroisent, tantôt graves, tantôt intimistes, dans ces mille et une nuits de la vie port-au-princienne. C’est à l’ombre des latrines que chaque personnage se cherche une histoire, une humanité, une conscience et une identité. Le roman Les latrines, métaphore d’une société aux prises avec ses démons, ses failles et ses joies, donne voix et corps aux damnés de la terre. Résultat : un regard puissant, subversif, sans concession. Lisez ce nouveau prodige de la littérature haïtienne, découvrez cette voix insolite.»
Ayant déjà participé à l’édition inaugurale de Passagers des vents en avril et fait plusieurs interventions sur le film Haiti, pays rêvé, pays réel, Makenzy fait partie de la cuisine de Passagers des vents. Sur sa demande, il sera en résidence presque surveillée, pour poser les jalons d’un pavé sublime.

Bibliographie:

Romans:

  • Les Latrines. Montréal : Mémoire d’encrier, 2011.
  • Les Immortelles. Montréal: Mémoire d’encrier, 2010.

Poésie:

  • À l’aube des traversées et autres poèmes. Montréal: Mémoire d’encrier, 2010
  • Sans ailleurs. Port-au-Prince: Arche Collectif, 2009.
  • La douleur de l’étreinte. Port-au-Prince: Deschamps, 2007.
© Antoine Tempé

Tamara Suffren est née le 13 octobre 1981 à Port-au-Prince (Haïti). Elle chante depuis son plus jeune âge, exerce ses mains et son cœur au violon qui est en quelque sorte son premier amour, à l’école de Sainte-Trinité. En 2006, elle entame sa voie de chanteuse  professionnelle à l’institut français d’Haïti, accompagnée de Wooly St-louis Jean à l’occasion de la fête de la musique. Adoubée par Wooly qui est aujourd’hui un symbole dans l’interprétation musicale des poèmes. Tamara lui emboîte le pas, avec quelques performances superbes dans l’interprétation des textes de Syto Cavé, James Noël, Lyonel Trouillot, Georges Castera, Emmelie Prophète et aussi les chansons traditionnelles tirées du répertoire vaudou.

Elle a déjà fait des performances  à l’occasion de la fête de la musique, en hommage à Jacques Roumain. Elle a joué sur les scènes de la Villette à l’occasion de la fête des femmes. Plus récemment, elle a participé à un stage à l’Académie Internationale d’été de Wallonie (AKDT) en Belgique. Cette résidence est pour Tamara Suffren l’occasion de se poser et  de poser sa voix pour la création de son premier album. Maintenant que le public a pris cette voix pour épouse, Tamara, surnommée  «notre refrain national »  ne peut plus freiner, ni reculer. Il y a un « grand goût collectif »  de sa musique.

Passager de passage:

© Luana Rossi

Paolo Woods, 40 ans, est photographe. Il collabore avec des journaux et magazines tels que Time, Newsweek, le Monde magazine ou Géo. Il a reçu de nombreux prix pour son travail, qui a régulièrement été exposé en Europe et aux Etats-Unis. Il travaille depuis plus de dix avec le journaliste et écrivain Serge Michel,  ensemble,  ils se sont spécialisés dans les enquêtes de terrain au long cours et ont publié trois livres parus chez Grasset, dont la Chinafrique qui a été traduit en dix langues.

Depuis quelque temps, Paolo vit  à cheval entre le reste du monde et les Cayes (Haïti), à quelques kilomètres de Port-salut. Invité en résidence lors de l’édition inaugurale, il sera avec nous pour braquer et capter les menus gestes des pensionnaires pour les sessions de décembre et  de janvier.

Paolo Woods, 40 ans, est photographe. Il collabore avec des journaux et magazines tels que Time, Newsweek, le Monde magazine ou Géo. Il a reçu de nombreux prix pour son travail, qui a régulièrement été exposé en Europe et aux Etats-Unis. Il travaille depuis plus de dix avec le journaliste et écrivain Serge Michel,  ensemble,  ils se sont spécialisés dans les enquêtes de terrain au long cours et ont publié trois livres parus chez Grasset, dont la Chinafrique qui a été traduit en dix langues.

Depuis quelque temps, Paolo vit  à cheval entre le reste du monde et les Cayes (Haïti), à quelques kilomètres de Port-salut. Invité en résidence lors de l’édition inaugurale, il sera avec nous pour braquer et capter les menus gestes des pensionnaires pour les sessions de décembre et  de janvier.

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