En janvier 2012, Passagers des Vents accueillera:

  • Yahia Belaskri
  • Francesco Gattoni
  • Julien Delmaire

 Yahia Belaskri, journaliste algérien installé en France depuis les émeutes de 1988. Pour lui, écrire est un acte de liberté. A travers de nombreux articles, essais et nouvelles, il pose un regard critique empreint d’un profond humanisme sur l’histoire de l’Algérie, de la France et des rapports conflictuels entre ces deux pays. Son dernier roman, Si tu cherches la Pluie, elle vient d’en haut, paru chez Vents d’Ailleurs, évoque trois destins tragiques de ceux qui ont pourtant décidé de se tenir à distance des violences religieuses ou de la misère de l’histoire algérienne récente. Ce roman obtient le Prix Ouest-France Étonnants voyageurs. À propos de ses livres, le romancier Alain Mabanckou écrit « On reconnaît la singularité d’une œuvre de fiction lorsqu’elle s’écarte des normes, joue une partition qui détonne et laisse au lecteur un sentiment « d’angoisse délicieuse » malgré la gravité du sujet. C’est l’impression que j’ai ressentie en refermant Si tu cherches la pluie, elle vient d’en haut, dont j’avais déjà salué Le Bus dans la ville (Vents d’ailleurs, 2008), un premier roman très prometteur qui signait alors son acte de naissance dans le paysage littéraire francophone. » En janvier, Yahia fera son premier voyage en Haïti, rêve qu’il chérit depuis plusieurs années. Comme Pia Petersen, Il n’a qu’une idée fixe, celle de commencer ou peut-être boucler son prochain roman à l’occasion de sa résidence à Port-salut.

Bibliographie:

Romans :

  •  Si tu cherches la pluie, elle vient d’en haut, Vents d’ailleurs, 2010. Prix Ouest-France-Étonnants voyageurs 2011.
  • Le bus dans la ville, Vents d’ailleurs, 2008.

Nouvelles :

Histoire fausse in Dernières nouvelles de la Françafrique, Vents d’ailleurs, 2003.

© Paul Muse

Francesco Gattoni est né à Rome en 56. Il est surtout connu pour son travail de portraits d’écrivains  qui a donné lieu  en 2003, à l’exposition Ecrivains du monde, monde d’écrivains  présentée dans les galeries FNAC en France, en Espagne et en Italie. Mais, ce monsieur au visage doux est un pince-sans-rire au regard de chirurgie.Il s’établit à Paris  en 1979, où il vit et travaille. C’est au début des années 80  qu’il a commencé à s’intéresser à la photographie. En 85, il réalisé  son premier reportage au Népal et sa première exposition à Paris. En 87, il a débuté son travail professionnel au journal Le Monde pour lequel il réalisera pendant 17 ans des commandes.

Il travaille depuis pour de nombreux journaux et magazines parmi lesquels La Repubblica, Il Corriere della Sera et El Pais. Parallèlement à ce travail de portraits, Francesco Gattoni a réalisé des reportages dans différents pays et villes parmi lesquels l’Égypte, le Népal, Moscou, la Roumanie, la Sardaigne, Cuba. En 2008, il a publié en France un livre de reportage Cuba, les chemins du hasard  accompagné des textes de l’écrivain cubaine Karla Suarez.  Parmi ses travaux récents qui ont été publiés dans la presse : en 98, une série de photos sur les sans-papiers qu’il a suivi pendant un an dans leurs lieux de travail, dans leurs foyers et dans leurs efforts pour régulariser leurs situations.

© Thesupermat

Julien Delmaire, poète et slameur, est considéré comme l’une des figures incontournables de la scène slam française, une des premières à s’être engagée dans cette voie avant même que le mouvement ne connût la faveur des jeunes voire d’un public beaucoup plus large. Après plus de cent cinquante lectures publiques, en France et à l’étranger et quatre recueils de poésie publiés, Julien Delmaire continue de se lancer de nouveaux défis en collaborant avec d’autres artistes renommés dans le domaine de la musique, de la danse ou de l’art vidéo. Depuis 2003, il encadre de nombreux ateliers d’écriture auprès de tous les publics. Pédagogue et heureux de transmettre le fruit de son expérience artistique, il est souvent sollicité dans le cadre de conférences et de colloques pour parler du slam et de la poésie.

Julien Delmaire est l’un des rares adeptes du slam a être estimé comme un poète à part entière, convié au Salon du Livre de Paris, de Saint-Louis du Sénégal ou encore de Lille pour des séances de dédicaces, invité à des résidences d’écriture en France et à l’étranger et dans des festivals de poésie, des plus modestes aux plus prestigieux.

Interpeller, questionner, bousculer, émouvoir, tels sont les objectifs que ce poète-slameur s’est donné. « La poésie c’est le mot qui brûle, c’est l’enfance rendue à sa révolte ». Volontiers surréaliste, sans jamais perdre de vue le quotidien, les poèmes de Julien Delmaire font voyager l’auditoire dans un univers captivant que vient éclairer une langue chargée d’épices, d’hélices et autres feux d’artifices qui donnent gout à l’envol. Son inspiration est empreinte parfois d’érotisme et laissant la part belle au rêve. Alchimie verbale entre incantation, discours et chant, le spectacle solo de Julien Delmaire est une véritable performance a cappella dans une tradition du spoken word ou slam qui ne laissera personne indifférent. 

Bibliogrqphie:

  • Nègre(s), Éditions Périplans. 2006.
  • Le Mur s’efface, Éditions L’Agitée. 2007.
  • Ad(e)n, Editions L’Agitée. 2007.
  • Xylographies, Éditions L’Agitée. 2010.
  • Les Mains du monde, Brochure poétique éditée par le PNR. 2010.

Documentaire :

Slam ce qui nous brule, Temps Noir Productions. 2008.

Passager de passage:

© G. Le Ny

Georges Castera est une grande personnalité de la littérature haïtienne contemporaine. Il est né le 27 décembre 1936 à Port-au-Prince « J’écris le plus souvent sur des petits bouts de papier, en marchant dans la rue ou en voiture. » La poésie de Georges Castera est ainsi : voyageuse, aux prises avec la réalité, en contact direct avec le bruit du monde, avec la rumeur des rues.
Dès son plus jeune âge il écrit. Fasciné par les lettres, il rencontre des auteurs tels que René Bélance, les frères Marcelin et des peintres tels que Bernard Wah, Roland Dorcely. Il commence à se faire connaître dans les journaux de Port-au-Prince dans les années 50. Il débarque en Europe en 1956 où il découvre une toute autre jeunesse, désireuse de révolutionner le monde. Dans ses écrits il prend toujours le parti des petites gens, chez Castera la poésie et la révolution vont de paire. En Espagne, il commence des études de médecine mais les abandonne au profit de sa carrière poétique. Aux États-Unis dans les années 1970, il travaille au théâtre avec des metteurs en scène. En 1986, à la chute de Duvalier, Georges Castera décide de rentrer en Haïti, après 30 ans d’exil.

Poète, dessinateur et directeur littéraire aux éditions Mémoire, il écrit en français, en créole et en espagnol. Il a publié plus de quinze recueils de poésie créole et huit recueils de poésie française. Il est membre fondateur de l’Association des écrivains haïtiens.
En 2006, Georges Castera a reçu le Prix Carbet de la Caraïbe pour Le Trou du Souffleur et, en 2007, l’Ordre National Honneur et Mérite lui a été décerné par le Président de la République d’Haïti, René Préval.

 

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